C'est comme le tiers provisionnel ou le Tour de France en juillet; à chaque Festival de Cannes, Paris Hilton revient. Il semble que le taux d'ensoleillement de la Côte d'Azur soit déterminant dans ses migrations, car elle fréquente aussi Saint-Tropez en juillet, apparaissant aussi dorée qu'une idole maya sortie de sa pyramide en période zénithale. Cette fille est donc héliotrope. "Hélio-quoi?" ne manquerait-elle pas de dire si elle lisait cette page. Il est vrai qu'avec Paris Hilton, il ne faut pas employer de mots trop compliqués. Est-ce que je la prends pour une cervelle de noisette? Pas du tout, je pense qu'elle est écervelée au-delà de la noisette. Même si son prénom évoque la ville lumière, Paris n'en est pas une. Vous me direz qu'elle a d'autres qualités. Celle, par exemple, d'être l'arrière-petite-fille de Conrad Hilton, fondateur de la chaîne hôtelière du même nom. Née en février 1981, elle a été éduquée, si l'on peut dire, entre le Waldorf-Astoria et Beverly Hills. Paris est mince mais elle pèse lourd: quelques millions de dollars. Au physique, c'est une sorte d'Ophélie Winter polychrome, car cette brune teinte en blonde porte des verres de contact bleus. Poly-quoi? Multicolore, si tu préfères, Paris a des talents: elle sait danser sur les banquettes des boîtes de nuit, elle aime le yoga, le tennis et les chiens. Ses trois loulous de Poméranie répondent aux noms de Dolce, Sebastian et Prince, tandis que son chihuaha est baptisé Tinkerbell, du nom anglais de la fée Clochette. On sait aussi qu'elle dessine des sacs à main et qu'elle a participé à la version américaine de "la Ferme Célébrités" où elle soulevait des bottes de foin en nuisette. Du foin? Oui, mais je n'ai pas dit qu'elle en mange.
Paris connaît deux positions, comme nombre d'êtres humains, l'horizontale et la verticale. Pour l'héritière d'une dynastie hôtelière, la position horizontale est d'ailleurs assez normale. On prête donc à la luronne des liaisons avec divers coquins, dont l'acteur Edward Furlong, le chanteur du groupe Backstreet Boys, le boxeur Oscar De La Hoya, plus quelques rejetons d'armateurs grecs. On l'a même vue en héroïne d'une vidéo domestique classée X, probablement lâchée sur Internet par le bellâtre Rick Salomon, qui en était l'autre protagonniste. On suppose néanmoins qu'il arrive à Paris de dormir, c'est-à-dire de se taire.
A vrai dire, elle ne doit pas en dire beaucoup plus à l'heure du réveil, même si cette poupée Hilton émet des sons quand on la pince. Les plus fréquentes sont "couic, iii, yeah, cool!". Quant à la position verticale, elle permet à Paris de pénétrer dans des boutiques de luxe, généralement juchée sur des talons vertigineux, pour en ressortir sous les flashs des paparazzis: la visite de boutiques est à Paris Hilton ce que la tournée des popotes est au général de corps d'armée. A la limite, les magasins d'où elle sort sont plus importants que les garçons avec qui elle sort. C'est que l'acte d'acheter paraît déclencher chez Paris et ses suiveuses une excitation particulière, comme si la principale zone érogène de Paris Hilton était sa carte Visa. Ero-quoi? Erogène, fillette. Paris est donc la Betty Boop des soldes, l'Evita Peron du shopping. J'ai entendu des esprits avisés déclarer qu'elle incarne un socio-style, celui de la pin-up russe ou de la pétasse arriviste. Cela commence à agacer jsuqu'aux augures de la mode. Souvenez-vous, par exemple, de ce que Karl Lagarfeld déclarait dans ces colonnes en janvier: "Paris Hilton a peu d'expression, elle est affectée jusqu'à la caricature. J'imagine qu'elle se trouve divine, mais ce type de bimbo commence un peu à être ringard." Si le couperet germanique du grand Karl tombe sur cette jolie nuque, Paris Hilton a du mourron à se faire. D'ailleurs, j'ai écrit cette chronique pour son bien: Paris, il est temps de te reprendre! Cette chro-quoi? Cette chronique, baby.
Recopié du "Madame Figaro" (c'est fou ce qu'on en arrive à lire quand on s'ennuie dans son salon lool)
Paris connaît deux positions, comme nombre d'êtres humains, l'horizontale et la verticale. Pour l'héritière d'une dynastie hôtelière, la position horizontale est d'ailleurs assez normale. On prête donc à la luronne des liaisons avec divers coquins, dont l'acteur Edward Furlong, le chanteur du groupe Backstreet Boys, le boxeur Oscar De La Hoya, plus quelques rejetons d'armateurs grecs. On l'a même vue en héroïne d'une vidéo domestique classée X, probablement lâchée sur Internet par le bellâtre Rick Salomon, qui en était l'autre protagonniste. On suppose néanmoins qu'il arrive à Paris de dormir, c'est-à-dire de se taire.
A vrai dire, elle ne doit pas en dire beaucoup plus à l'heure du réveil, même si cette poupée Hilton émet des sons quand on la pince. Les plus fréquentes sont "couic, iii, yeah, cool!". Quant à la position verticale, elle permet à Paris de pénétrer dans des boutiques de luxe, généralement juchée sur des talons vertigineux, pour en ressortir sous les flashs des paparazzis: la visite de boutiques est à Paris Hilton ce que la tournée des popotes est au général de corps d'armée. A la limite, les magasins d'où elle sort sont plus importants que les garçons avec qui elle sort. C'est que l'acte d'acheter paraît déclencher chez Paris et ses suiveuses une excitation particulière, comme si la principale zone érogène de Paris Hilton était sa carte Visa. Ero-quoi? Erogène, fillette. Paris est donc la Betty Boop des soldes, l'Evita Peron du shopping. J'ai entendu des esprits avisés déclarer qu'elle incarne un socio-style, celui de la pin-up russe ou de la pétasse arriviste. Cela commence à agacer jsuqu'aux augures de la mode. Souvenez-vous, par exemple, de ce que Karl Lagarfeld déclarait dans ces colonnes en janvier: "Paris Hilton a peu d'expression, elle est affectée jusqu'à la caricature. J'imagine qu'elle se trouve divine, mais ce type de bimbo commence un peu à être ringard." Si le couperet germanique du grand Karl tombe sur cette jolie nuque, Paris Hilton a du mourron à se faire. D'ailleurs, j'ai écrit cette chronique pour son bien: Paris, il est temps de te reprendre! Cette chro-quoi? Cette chronique, baby.
Recopié du "Madame Figaro" (c'est fou ce qu'on en arrive à lire quand on s'ennuie dans son salon lool)


